page
1 - page 2 - page
3
Souvenirs
de guerre
Bien
que construite au Xllle siècle, la deuxième salle, voûtée
en berceau surbaissé, rappelle par son architecture une
casemate du fort de Douaumont : elle ne pouvait mieux convenir
à un tel sujet. Creusée dans le rocher, dont on aperçoit
les veines sur les parois, elle a été aménagée pour recevoir
le matériel d'artillerie, le célèbre canon de 75mm et son
homologue allemand de 77mm, tous deux avec un servant auprès
d'eux, leurs munitions et leur matériel.

Le
célèbre canon de 75mm et son homologue allemand de 77mm.
L'uniforme de l'artilleur français est celui que porta Jean
Brunon au cours du premier semestre 1915
Un
grand diorama représente deux batteries de 75 prenant position
au cours de l'avance française en Alsace en août 1914. Il
a été réalisé par Raoul et Jean Brunon en 1914, avec leurs
figurines de plomb et beaucoup d'ingéniosité. Des armes
légères des deux nations, des grenades et les différents
modèles de masques à gaz sont également exposés. Une autre
vitrine est consacrée au matériel lourd : lartillerie
et une arme nouvelle dont l'action sera capitale lors des
offensives alliées de 1918 : le char. On remarquera dans
cette vitrine la vareuse de Jean Brunon du 57e d'Artillerie,
portée en 1918, et son casque d'artilleur de 1915 à 1919.

Pièce
de 65 mm de montagne
Une
grande vitrine occupe tout un côté de la salle : sur un
fond représentant une patrouille rentrant au petit jour
dans la Somme en 1916, agrandissement géant d'une oeuvre
de Jean Droit, un soldat allemand et deux français (un fantassin
et un légionnaire) en tenue d'assaut, sont debout parmi
d'innombrables souvenirs épars provenant de tous les secteurs
du front.

Soldats
allemands et français parmi des souvenirs et débris
de toutes sortes provenant de tous les secteurs du front
Il
convient de mettre l'accent sur le caractère exceptionnel
de certains d'entre eux. En effet, sont rassemblés ici des
débris de toutes sortes : casques et bidons percés, canons
de fusil tordus, piquets de barbelés, matériels brisés,
déchiquetés, éclatés. Ces reliques ont été rapportées du
front par Raoul et Jean Brunon pendant la guerre et par
Jean Brunon à partir de 1919.
La
provenance de chacun de ces débris a été soigneusement relevée
et l'indication qu'il porte dans les vitrines permet de
citer un nom de secteur du front. Ces témoins émouvants
évoquent de façon saisissante la vie du combattant, aussi
bien sur les crêtes des Vosges que dans la boue de Verdun
ou dans les creutes de Champagnes. Les écriteaux français
et allemands, indiquant des tranchées, des sapes, des abris,
des relais, des observatoires, des postes de secours, sont
particulièrement évocateurs de cette vie à demi cachée dans
cette terre qui fut à la fois le refuge et le tombeau de
milliers d'hommes.

Le
combattant français, le fameux "poilu"
Ce
survol de l'histoire de la Grande Guerre se termine, après
un retour dans la première salle, par deux vitrines consacrées
à l'armistice du 11 novembre et au défilé de la Victoire.
Un officier du génie et un soldat d'infanterie de la "Division
de Fer" sont représentés auprès d'un drapeau des chasseurs
à pied et de nombreux objets personnels de nos grands chefs
: Galliéni, Foch, Fayolle, Franchet d'Espérey, Lyautey,
Weygand, Gouraud ...
page
1 - page 2 - page
3