page
1 - page 2 - page
3
Mobilisation
et vie du soldat
Deux
grandes salles sont consacrées à l'histoire de "la
geste la plus sanglante de notre pays". La première
d'entre elles, très grande, est plafonnée à la française.

Soldats
français et allemands en 1914
Le
sujet est limité au front français et aux armées française
et allemande, comme l'indique le titre des salles. La plupart
des objets exposés ont été recueillis par Raoul et Jean
Brunon sur le front pendant la guerre, soit rapportés des
champs de bataille en 1919 par Jean Brunon resté seul. A
ce premier noyau sont venus s'ajouter par la suite les pièces
d'uniformes et autres souvenirs offerts aux Collections
Raoul et Jean Brunon par nos plus grands chefs militaires
et par de nombreux amis.

Képi
porté par le maréchal Joffre
Le
plan de visite est chronologique. A l'entrée, une série
de personnages complets, à pied ou à cheval, des drapeaux
et une multitude d'objets présentent les armées de la mobilisation,
française et allemande. Le contraste est saisissant entre
les uniformes français colorés et les tenues "feldgrau"
des Allemands.
Les
périodes de la guerre et les points chauds sont évoqués
par secteurs dans une suite de vitrines : la Marne, avec
les souvenirs de Joffre et Galliéni mêlés à ceux de soldats
tués ou blessés pendant la bataille, dont le képi et la
capote que portait le sergent Maurice Schmidt, du 125e d'infanterie,
quand il fut tué le 9 septembre ; les Hautes-Vosges, avec
un Chasseur alpin du 14e bataillon et un uniforme de chef
de bataillon de chasseurs de Paul Guinard ; la bataille
de Verdun, évoquée entre autre par un marsouin du R.I.C.M.,
vainqueur de Douaumont, un sergent d'un régiment prussien,
en capote et casque d'acier, ou un document émouvant : l'original
de la citation des chasseurs de Driant pour leur héroïque
défense du bois des Caures ; le Chemin des Dames, avec les
souvenirs de Raoul Brunon, chasseur lui aussi, tué en 1917
à la Malmaison ; la Champagne, la Somme, enfin les offensives
allemandes puis françaises et alliées en 1918.

Chasseur
alpin du 14e bataillon
Une
vitrine est consacrée à "la vie du soldat" et
aux blessés : elle évoque par l'image et l'objet la vie
dans les tranchées, la boue, le froid, ainsi que le courrier,
les permissions, les journaux et revues du front, la camaraderie,
le théâtre aux armées, le Service de Santé, les postes de
secours, les hôpitaux, les aumôniers, enfin les récompenses,
Croix de guerre et fourragères.

Une
photo de combat aérien prise depuis un avion anglais
L'aviation
n'est pas oubliée grâce à un képi et à la cantine de Georges
Guynemer, une hélice d'avion et divers objets.

Cantine
et képi de L'as français G.Guynemer
Cette
cantine est particulièrement émouvante ; elle porte sur
le devant l'inscription : "G. Guynemer - caporal aviateur
- Escadrille M.S. 3", sa première escadrille sur Morane-Saulnier.
"Caporal aviateur" est surchargé par la qualification
"Pilote". Sur le dessus, une étiquette clouée
sur laquelle on lit "M. Guynemer père - Compiègne",
indiquant le renvoi aux parents des affaires du jeune héros.
Il s'agit donc de la cantine qui l'a suivi pendant toute
son éclatante et courte carrière.
page
1 - page 2 - page
3