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Les
offensives alliées de 1855
Les succès
Avec
l'arrivée des beaux jours, les assiégeants
reprennent l'initiative. Les renforts affluent
avec l'arrivée de 13.500 hommes des
légions suisse, allemande et polonaise
puis de 15.000 Sardes.
Du
8 au 18 avril, la garnison subit de lourdes
pertes (6.000 hommes) sous le feu des canons
alliés mais le général Canrobert et lord Raglan,
les commandants en chef français et anglais,
ne peuvent se mettre d'accord sur le plan
d'attaque. Excédé, Canrobert décide de démissionner.
Il est remplacé par le général Pélissier le
16 mai.
Le
1er mai à 20h30, six compagnies d'élite du
1er et 2e régiments s'emparent à la baïonnette
d'un fortin situé au centre du dispositif
ennemi, d'où une batterie de huit mortiers
pilonnait leurs lignes. Le colonel Viénot
renforce la position avec le reste du 1er
étranger et repousse toutes les contre-attaques
russes. La Légion étrangère forme le fer de
lance de cette opération et compte dans ces
combats féroces une centaine d'hommes hors
de combat dont 14 des 18 officiers du 1er
régiment. Le colonel Viénot est tué. Son nom
sera donné à la caserne de Sidi-Bel-Abbès.
Les
Russes ne se découragent pas et mettent en
place une nouvelle ligne de défense sur la
hauteur la plus proche. Les Français décident
de la prendre d'assaut. Le 22 mai au matin,
le 2e étranger et un bataillon du 98e régiment
d'infanterie tournent l'ennemi par la droite,
occupent ses avant-postes et s'y accrochent
encore à la fin de la journée malgré trois
violentes contre-attaques. Les pertes sont
très élevées avec 5 officiers et 34 légionnaires
tués ainsi que 8 officiers et 174 légionnaires
hors de combat.
Sur
l'autre axe d'attaque, trois bataillons de
légionnaires et de chasseurs à pied prennent
pied au centre du dispositif russe pour être
immédiatement repoussés. La position change
cinq fois de mains dans les deux jours suivants
avant de demeurer en possession des Français
au prix de 200 tués.
Le
17 juin, une attaque de grande ampleur ne
peut déboucher malgré la perte
de 1.500 hommes chez les Français et
d'autant chez les Anglais. Le général
Simpson remplace à la tête des
forces britanniques Lord Raglan, décédé.
Fin juillet, le Tsar Alexandre II remplace
Menchikov par le prince Gorchakov. Celui-ci
tente sans succès de briser l'encerclement
allié par une violente attaque dans
les monts Sapoune. Français et Sardes
repoussent les assaillants qui perdent 6.000
hommes.
La chute de Sébastopol
Avec
Niel comme commandant du génie, le général
Pélissier lance deux assauts de grande envergure
au mois de juin et s'empare des premières
lignes russes Les pertes s'élèvent à plusieurs
milliers d'hommes dans chaque camp. Le 8 septembre,
après deux mois de bombardements incessants
et une préparation d'artillerie de trois jours,
Français et Anglais reprennent l'offensive.
Alors que ces derniers sont de nouveau tenus
en échec devant le Redan malgré la
perte de 2.000 hommes, les zouaves du général
MacMahon s'emparent de haute lutte de Malakoff,
précédés par une centaine
de légionnaires du 1er étranger portant les
échelles nécessaires pour gravir les murs
de l'ouvrage. Une fois sur la position, MacMahon
aura ses mots restés célèbres en répondant
à la question d'un officier anglais : " Dites
à votre général que j'y suis et que j'y reste
".

Le
général MacMahon sur la crète
de Malakoff. le drapeau français est
tenu par le caporal Lihaut du 1er zouaves
Les
Russes refusent néanmoins de capituler
et évacuent Sébastopol après l'avoir dévastée.
Les troupes franco-anglaises font leur entrée
dans la place le 11 septembre.
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