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Premiers
combats en Crimée
La bataille de l'Alma
Le
14 septembre, 120 bâtiments débarquent
les unités alliées à
50 km au Nord de Sébastopol, au Sud
de la petite aglomération d'Eupatoria.
L'opération se déroule sans
aucune opposition et la marche vers Sébastopol
commence avec les Anglaisà gauche,
les Français au centre et les Turcs
à droite. L'attaque par la terre doit
être combinée avec un puissant
bombardement naval
Pour
atteindre Sébastopol depuis leur point de
débarquement près d'Eupatoria, les assaillants
(27.000 Français, 27.000 Anglais dont un millier
de cavaliers et 8.000 Turcs) doivent franchir
la rivière Alma. La position est solidement
tenue par les 37.000 hommes du maréchal Menchikov,
retranchés sur les hauteurs en arrière du
cours d'eau. Le 20 septembre au matin, les
deux armées se font face.

La
division Bosquet attaque, les Zouaves en pointe,
lors la bataille de l'Alma
Le
combat débute en fin de matinée, après que
les assaillants aient franchi l'Alma. Les
Anglais, qui n'ont plus combattu depuis la
bataille de Waterloo en 1815, sont long à
se déployer puis s'avancent au pas
dans un ordre impeccable, subissant de lourdes
pertes. Au centre, la division légère
s'empare de la grande redoute russe mais,
faute d'un soutien rapide de la 1ère
division sur sa gauche, doit abandonner la
position devant la contre-attaque ennemi.
Une attaque renouvellée des 1ères
et 2e divisions et une manoeuvre par le flanc
de la brigade écossaise incitent les
Russes à se retirer. Les pertes britanniques
sont de
362 tués et 1.621 blessés.
Emportées
par l'élan des unités de l'Armée
d'Afrique, les divisions françaises
emportent la décision avec celle du
prince Napoléon à gauche, celle
de Canrobert au centre et celle de Bosquet
à droite, celle de Forey restant en
réserve.
Canrobert
lance ses hommes en tirailleurs, appuyés par
deux batteries d'artillerie. Zouaves et légionnaires
rivalisent de courage à la pointe du combat.
Les zouaves du 3e régiment s'emparent
du plateau de l'Aklèse et ceux du 1er
du pont de l'Alma. Menchikov choisit de contre-attaquer
avec la moitié de ses réserves,
profitant du fait que les forces françaises
sont encore pour moitié de l'autre
côté de l'Alma, mais la puissance
de feu des fusils rayé et de l'artillerie
française s'avère décisive.
Les
lignes russes cèdent après trois heures d'intenses
combats et plus de 5.000 hommes hors de combat.
Menchikov ordonne alors la retraite vers Sébastopol
et ses puissantes fortifications. L'impétuosité
désordonnée des forces françaises et le manque
de cavalerie rendent néanmoins toute poursuite
impossible.
500
français sont hors de combat et l'histoire
retiendra l'action des Zouaves qui donnera
son nom au célèbre pont de l'Alma à Paris,
avec sa statue de zouave, étalon mesureur
des crues de la Seine.
Atteint
par le choléra, le maréchal
Saint-Arnaud doit abandonner le commandement
au général Canrobert, le 26
septembre. Transporté sur le Berthollet
pour être évacué vers
la France, il meurt dans la soirée.
Ce changement de commandement est une des
explications possibles à la lenteur
de l'exploitation alliée après
la victoire de l'Alma. Les Russes vont avoir
le temps nécessaires pour mettre les
défenses de Sébastopol en état.
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