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Introduction
:
Cela
fait des millénaires que l'homme considère
la guerre comme un art. Ceci est dû à son
rôle prépondérant au cours d'une bataille,
qui est donc déterminant vis-à-vis du dénouement
de celle-ci. Avant d'essayer de démontrer
les différentes façons de tenir compte des
facteurs humains dans la simulation de guerre,
il faut que nous déterminions leur rapport
et leur contribution au cours d'une bataille.
Une topologie pertinente de la classification
des facteurs humains sera d'ailleurs proposée
comme guide pour aborder cette modélisation.
Ceci
n'est pas une nouvelle épreuve, le programme
Mors par exemple, a déjà donné trois séminaires
Morimoc depuis 1990, bien qu'il nous faille
noter que rien n'ait encore été sérieusement
incorporé dans les simulations d'aujourd'hui.
Ce projet a pour but d'évaluer quelles mesures
pourraient vraisemblablement être instaurées
afin d'y remédier d'ici peu.
Concernant
les Origines du Problème :
Il
faut avant tout noter qu'il n'existe aujourd'hui
aucune simulation dont tous les résultats
reflètent la réalité. Invitons le lecteur
a considérer certaines batailles, telles qu'Austerlitz
(1805), Waterloo (1815), l'offensive de Guderian
en France (1940), la prise de Crète par les
parachutistes allemands (1941), la bataille
d'Angleterre (1941), Tobruk (1942), El Alamein
(1942)…etc. et à évaluer jusqu'où les résultats
de la simulation s'accordent avec ceux du
monde réel, particulièrement en ce qui concerne
les références historiques. Très souvent cette
analyse démontre la corrélation suivante entre
ces deux données.
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Catégories
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Proportions
simulation / monde réel
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Pertes
du Gagnant
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de
1 à 2
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Pertes
du Perdant
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de
2 à 3
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Durée
de la bataille
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de
5 à 10
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Consommation
de munitions
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de
3 à 5
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Bien
que, dans ces simulations, le vainqueur soit
souvent conforme avec la réalité, ces résultats
ne sont pas entièrement satisfaisants.
Un jour, à Rome, un courtisan demanda au Duce
Benito Mussolini ce qu'il aurait fait à la
place de Napoléon. Celui-ci lui répondit qu'il
aurait perdu à Austerlitz et gagné à Waterloo.
Cette boutade soulève la question de la répétition
historique. Ce problème, qui existe encore
dans les simulations Legacy, est exacerbé
par l'émergence du CGF.
Dans les simulations dirigées, l'interaction
humaine fournit la "simulation des humains
avec un homme" (the simulation of humans
with a man), qui dépeint souvent l'imprévisibilité
et la diversité du cours d'une bataille (sous
certaines conditions censées prévenir contre
les résultats erronés).
Cette
évaluation et la réflexion lui étant liée
ont été mises en œuvre en 1991, peu de temps
après le lancement du cours d'adaptation de
JANUS à JANUS France. Leurs conclusions forment
la base de ce projet.
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