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LA GUERRE DE SEPT ANS


LA BATAILLE DES PLAINES D'ABRAHAM
par Ghislain Blais, Centre d'Etudes Collégiales de Montmagny, Québec.

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La bataille (suite)


Les armées s’affrontent

À dix heures, Montcalm ordonna à ses soldats d’avancer. Les Britanniques, qui s’étaient fait quelques petits abris pour se protéger des canons français, se levèrent et avancèrent à leur tour. La ligne française marchait plus vite car elle descendait les buttes-à-Nepveu. Presque arrivés à portée de fusil, les miliciens se jetèrent au sol et ouvrirent le feu. Leurs sergents leur ordonnaient de se relever, mais il était trop tard, la ligne était cassée.

Les Britanniques encaissèrent les coups sans rien faire, la coordination était gardée même si le nombre des pertes augmentait. Les Français avancèrent encore un peu, car ils voulaient se rendre à mi-portée de fusil des Britanniques. Ceux-ci avaient reçu l’ordre de ne tirer qu’à 12 mètres des Français. Au travers de la fumée produite par les fusils des miliciens, les Français virent les Britanniques lever leurs fusils…

Une formidable déflagration déchira les rangs français. Une deuxième rangée de Britanniques s’avança et fit feu. Les pertes françaises étaient énormes... Les Britanniques chargèrent ensuite à la baïonnette. C’en était trop : les troupes françaises rompirent les rangs. Réguliers en tenue blanche et miliciens prirent la fuite. Montcalm passait sous la porte Saint-Louis pour entrer dans la citadelle, quand un éclat d’obus ou une balle perdue l’atteignit dans le dos. On dut l’aider à traverser la porte.

Après Montcalm, l’armée déroutée passa la porte en courant. Les Britanniques avaient commencé à suivre les Français, mais leur avance fut stoppée par des tireurs d’élite miliciens et indiens embusqués dans les boisés entourant les plaines. C’est eux qui infligèrent le plus de pertes aux Britanniques.

Marin des campagnies franches de la marine
par Leliepvre

 

Après la bataille

Les pertes britanniques sont de 78 morts et de 600 blessés ; les pertes françaises (qui ont été comptées avec moins de précision) s’élèvent à 600 morts et blessés.

Montcalm décéda durant la nuit et sera "enterré dans un cratère d’obus, sous la chapelle des Ursulines. " Wolfe, lui, mourut sur les plaines de sa troisième blessure en carrière. C’est Townshend qui prit le commandement à sa mort et qui remporta la victoire. Monckton fut aussi "durement touché", une balle lui transperça le poumon gauche.

Quelques heures plus tard, Bougainville arriva avec ses soldats fatigués. George Townshend réussit à rassembler "quelques bataillons épuisés pour le chasser, mais il n’avait pas d’énergie ni de talent pour la poursuite. " De son côté, Vaudreuil rassemblait l’armée française. Il consulta les officiers, qui avaient survécu, pour connaître les possibilités de contre-attaque. Ils le convainquirent de se retirer à Montréal par chemin indirect, sinueux, mais sûr. Il fit donc retraiter l’armée vers le nord et ensuite vers l’ouest pour éviter les Britanniques. Sur sont chemin, Vaudreuil rencontre le chevalier de Lévis. Ce dernier était maintenant le commandant des troupes françaises, mais il était sous les ordres de Vaudreuil, le gouverneur. Lévis fit donc marche arrière et revint à Montréal avec son armée et celle de Bougainville.

 

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