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La bataille
Le 13 septembre
: On se met en position
Pendant
la nuit du 12 au 13, alors quon fait diversion à Beauport,
4 800 soldats britanniques embarquent dans des chaloupes.
Ils traversent le fleuve et réussissent à repérer lanse
malgré lobscurité. Ils descendent ensuite sur la plage
de lAnse-au-Foulon. Ils escaladent ensuite la falaise
par le lit du ruisseau asséché.
La
position était défendue par une centaine de Canadiens, commandé
par Louis Du Pont Duchambon de Vergors, mais seulement le
quart de ceux-ci étaient en poste. Les 70 autres avaient reçu
leur congé pour partis soccuper de leurs terres. Les
Britanniques en profitent pour tuer ou capturer les hommes
qui restaient. Ils font aussi prisonnier leur chef, le capitaine
de Vergors.
Le
matin, quand la brume matinale se lève, les Britanniques sont
bien installés en deux lignes dun kilomètre chacune,
lune derrière lautre sur les Plaines dAbraham.
Devant le côté le moins bien défendu de la ville, ils étaient
dans une position délicate. En effet ils ne pouvaient pas
détruire les murs de celle-ci, car ils navaient réussi
à hisser que deux canons sur les Plaines dAbraham. Et
le temps pressait, parce que Bougainville pouvait surgir rapidement
derrière eux
On
comprend que Wolfe a jeté son armée dans une position très
dangereuse. En se plaçant en amont de Québec, il coupe les
routes dapprovisionnement de la ville, mais il est entre
Bougainville et Montcalm. Les faits sont les suivants :
la ville de Québec est le point le plus en aval du théâtre
des opérations. À un kilomètre et demi en amont de celle-ci,
il y a larmée de Wolfe. Mais à onze kilomètres en amont
de Wolfe, il y a Bougainville. Et 19 kilomètres plus en amont
de ce dernier, il y a la Pointe-aux-Trembles.
Dans
le premier scénario de débarquement, à la Pointe-aux-Trembles,
les Britanniques devaient débarquer et marcher sur Québec.
Deux options se présentaient aux Français. Dans la première,
Bougainville combattait les 4 800 soldats de Wolfe à Cap-Rouge
avec ses 3 000 soldats épuisés. Mais sil perdait, Wolfe
sattaquerait ensuite à Québec. Sils gagnaient
Bougainville se repliait sur Québec avec Montcalm.
En
débarquant à lanse au Foulon, les Britanniques optèrent
pour un second scénario. Ils se mettaient ainsi entre Montcalm
et Bougainville Les Britanniques devaient donc prendre Québec
très vite, car dès quils seraient découverts, Bougainville
se mettrait en marche contre eux. Celui-ci avait 11 kilomètres
à faire parcourir à ses hommes. Un soldat normal marche à
cinq kilomètres à lheure, en moyenne. Les soldats de
Bougainville sont épuisés et doivent traîner des canons, marchant
donc moins vite, ce qui les amène à 3 kilomètres à lheure.
Le temps que Bougainville rassemble ses hommes et quil
parcoure à pied les 11 kilomètres le séparant de Wolfe, cest
le temps dont dispose ce dernier pour attaquer Québec sans
être encerclé.
Le
moral des soldats britanniques était bas, du fait quils
étaient encerclés par des Canadiens et des Indiens, ces derniers
ne cessant de pousser des "cris de guerre qui glacent
le sang des plus braves". La fin du siège approchait,
ils voulaient rentrer chez eux, et surtout ne pas saligner
sur les plaines avec des sauvages dans le coin.
Montcalm
attendait Wolfe à Beauport. Il campait donc là-bas et dormait
quand la nouvelle du débarquement lui parvint, vers 4 h du
matin. La première fois, il ne crut pas linformation
que lui apportait un Canadien, disant que les soldats ne pouvaient
pas escalader la falaise. Mais la seconde fois, le même message
vint du lieutenant-colonel de Bernetz, commandant de la ville
de Québec durant labsence de Ramezay. Il ny avait
plus de doutes. Vers 6 h le matin même, Montcalm se mit en
route avec ses hommes en direction de la ville en ruine.
Pendant
deux heures, 4 500 soldats réguliers, miliciens et indiens
traversèrent un pont de bateaux qui enjambait la rivière Saint-Charles
et se mirent en ligne devant les murs de Québec. Montcalm
préférait laisser quelques troupes défendre Beauport. Durant
ce temps, on installait des canons sur les affûts dont on
disposait et on les tirait en dehors des murs.
À
9 h, larmée française arriva à Québec. Après avoir observé
la situation, Vaudreuil aurait opté pour une stratégie demandant
lattente de renfort venant des troupes de Bougainville,
mais Montcalm croyait que les Britanniques creusaient des
tranchées. Il décida donc dattaquer tout de suite. En
se demandant : "Est-il possible que Bougainville
nentende pas les canons ? "
Montcalm
ne choisit pas la bonne tactique, il préféra une bataille
rangée, une mode européenne, à la guérilla qui était pourtant
de mise dans le terrain difficile quétait la Nouvelle-France.
Et elle avait permis aux Canadiens de survivre aux Britanniques
plus nombreux queux durant si longtemps. Larmée
française saligna donc avec tambours, drapeaux et tout
le nécessaire à une bataille rangée. Montcalm nétait
pas en possession de forces convenables pour cette stratégie,
les Canadiens nayant pas été entraînés à combattre de
cette façon par leurs capitaines de milice.
Larmée
que Montcalm avait sur les Plaines comptait cinq régiments
composés de soldats réguliers : "le Guyenne, le
Béarn, le Royal Roussillon, le LaSarre et le Languedoc. Ils
[étaient] appuyés par la milice canadienne et les Indiens.
"

Une
vue aérienne du champs de bataille de nos jours
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