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Le début de la campagne
Le
10 mai
Bougainville
arrive avec la lettre du ministre Berryer. Il sait que du
ravitaillement arrivera dans un convoi de 17 bateaux. Ce convoi
réussira à passer outre le blocus que lAngleterre fait
à la Nouvelle-France.
La nuit
du 24 au 25 mai
Les
soldats en poste à Québec voient un bûcher dalarme au
bout de la Pointe-Lévis. Quelques heures après, on sait que
14 navires britanniques ont été vus au large de Saint-Barnabé,
une paroisse prés de Rimouski (312 km sur la rive sud en aval
de Québec) .
Ces
bateaux sont lavant-garde de Saunders, elle est commandée
par Philip Durell et James Cook dirige le Pembroke.
Lavant-garde cherche un trajet navigable sûr, que la
flotte pourra emprunter pour se rendre à Québec.
Le 4 juin
La
flotte de Wolfe part de Louisbourg.
Le 23 juin
Saunders
sarrête à lÎle-aux-Coudres, qui borne larchipel
de Montmagny, pour attendre les bateaux retardataires.
Le 26 juin
Le
26 juin, Saunders arrive à Québec. Cest James Cook et
Denis Vitré (ce dernier est "un marin canadien renégat")
qui ont trouvé le bon chemin. En après-midi, Wolfe installe
son campement sur lîle dOrléan.
Le 30 juin
Le
brigadier Monckton débarque à Beaumont avec 1 500 à 2 000
soldats. Le seigneur Couillard et ses 60 miliciens se battent
jusquau soir et font perdre 40 à 50 hommes à Monckton.
Le 31 juin
Monckton
et ses hommes réussissent à prendre possession des hauteurs
de Lévis. Elles sont un plateau séparé du Cap Diamant par
le fleuve. Limportance de ce point vient du fait quil
comprend la Pointe-Lévis, une pointe facilement défendable
qui offre un bon site à Monckton pour établir son camp, et
comprend la Pointe-des-Pères, où seront placés des canons.
Les
Britanniques, même sils étaient maîtres de lendroit,
devaient se défendre jour et nuit contre des miliciens et
des Canadiens qui tentaient de le reprendre. Les Canadiens
et leurs alliés indiens nattaquaient pas en rangée comme
on le faisait en Europe, ils faisaient la guerre à la façon
du Nouveau-Monde. Ils pratiquaient la guérilla.

Québec au centre de la carte
et les plaines d'Abraham à l'Ouest de la ville
Le 3 juillet
Les
soldats britanniques débarquent les pièces dartillerie
qui seront postées à la Poite-des-Père. Il y a six canons
de 32 pouces et cinq mortiers de 13 pouces.
Le 11 juillet
Les
Français découvrent enfin les batteries de la Pointe-des-Pères.
Le 12 juillet
Les
batteries britanniques démarrent un long bombardement qui
mettra la ville de Québec en ruine.
La nuit
du 12 au 13 juillet
Montcalm
ordonne au major-général Jean-Daniel Dumas de partir de Cap-Rouge
et de débarquer sur la rive sud du fleuve avec 1 500 hommes :
des habitants, des miliciens, des écoliers, des Amérindiens
et le seigneur Charest. Ils devaient se positionner pour attaquer
les batteries de la Pointe-des-Pères par surprise, le matin
venu.
Dumas
avait organisé ses troupes en deux colonnes. Durant la nuit,
avant même davoir embarqué dans les bateaux, à cause
de la noirceur, les deux colonnes se tirèrent dessus, en pensant
que lautre était lennemi. Le désordre et la confusion
forcèrent lavortement de la mission.
Même
si les Britanniques sont bien installés, la prise de Québec
nest pas assurée. Labrupte falaise du Cap Diamant
rend impossible une attaque de front et la rive de Beauport
était protégée par larmée de Montcalm
Le 31 juillet
Pour
calmer les gens qui critique sa passivité, le général britannique
envoie Townshend et Monckton tenter un débarquement. Il se
fit un peu en amont de la rivière Montmorency.
Les
Britanniques devaient débarquer sur la plage et courir vers
le bas de la falaise, quils devaient ensuite escalader
pour pouvoir tirer sur les Français. Les soldats britanniques
offraient donc une belle cible aux Français, quand ils courraient
sur la plage
Mais
les Britanniques qui escaladaient la falaise, furent repoussés
par le tir français. Les survivant se laissèrent rouler au
bas de la pente. Une fois la fumé dissipée, les Français voient
le massacre. Certains soldats réguliers tentent même de retenir
les miliciens canadiens et les Indiens qui veulent aller achever
les survivants. Les Britanniques perdirent 443 hommes et dautres
désertèrent.
Un
britannique du nom de Ned Botwood écrivit lors de la nuit
précédente : "Vous adorez vous battre, vous serez
bientôt rassasiés. Wolfe nous commande, les gars, nous leur
en mettrons plein la vue. " Il est mort durant lattaque.
Le 6 août
George
Scott, un officier britannique, pris à la tête de 1000 soldats
et "rangers" américains, fut chargé de saccager
la rive sud du fleuve Saint-Laurent. Ils détruiront tout,
de Beaumont à Kamouraska, sur 52 milles de large. "Nous
avons brûlé 998 bons bâtiments, deux "sloops, deux "schooners",
10 chaloupes, plusieurs bateaux plats et petites embarcations,
nous avons capturé 15 personnes
" rapporte-t-il.
Ils firent aussi brûler 1 400 fermes en tuant ou en scalpant
ceux qui tentaient de sopposer à leur avance.
Mais
ce quil ne dit pas, cest que durant ce carnage,
les militaires violaient femmes et filles, et torturaient
les gens pour quils leur disent où ils avaient caché
leur or. Cétait une action militaire tout à fait inutile
au point de vue tactique.
Devant
la stagnation de la situation, les officiers britanniques
décidèrent de prendre quelques initiatives. Le vice-amiral
Charles Saunders réussit à faire passer quelques-uns de ses
bâtiments sous le nez des puissantes batteries de Québec pour
quils puissent remonter le fleuve. Et Murray envoya
sa brigade faire des embuscades sur les sentiers où passaient
les gens qui apportaient du ravitaillement pour Québec. En
réponse, les soldats de Bougainville commencèrent à patrouiller
le rivage du fleuve, surveillant un hypothétique débarquement.
Mais
le temps était en faveur des Français, il commençait déjà
à prendre une allure automnale : températures plus fraîches,
temps plus humide. "Des déserteurs britanniques [
]
avaient appris [à Montcalm] que Saunders sinquiétait
déjà dêtre pris dans les glaces du Saint-Laurent. "
Fin août
Sous
la couverture dun fort bombardement, les soldats du
camp de la rivière Montmorency (rive nord) sont déplacés à
la Pointe-Lévis (rive sud).
Le 31 août
Wolfe
est plus ou moins guéri de ses maladies et sort de son lit.
Il demanda à ses brigadiers ce quils pensaient dun
assaut sur la rive de Beauport. Ils sy opposèrent et
conseillèrent de débarquer tous les hommes disponibles (il
nen restait que 6 000 sur les 8 500 du départ) en amont
de Québec. Ce plan fut accepté par Wolfe. On décida de débarquer
les hommes à la Pointe-aux-Trembles.
Le 8 ou
le 9 septembre
Wolfe
découvre lAnse au Foulon et le lit dun ruisseau
qui faciliterait lescalade de la pente. Lanse
est située à peine à trois kilomètres de la citadelle et à
un kilomètre et demi des plaines dAbraham, où Wolfe
veut se battre. Il décide que le débarquement se fera là et
non à la Pointe-aux-Trembles, où Guy Carleton avait conduit
une opération amphibie.
Du 9 au
11 septembre
Par
plusieurs contremarches, les Britanniques épuisent les soldats
de Bougainville, qui sont postés à Cap-Rouge,
Le 12 septembre
Le
12 septembre 1759, Wolfe prévoit lattaque de la citadelle
de Québec pour le lendemain matin. Bougainville reçoit lordre
de défendre des bateaux remplis de farine venant de Batiscan,
un endroit en amont de la Pointe-aux-Trembles, mais en aval
de la ville de Trois-Rivières.
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