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Le
Viet minh prêt pour l'offensive
Au cours de l'année
1949, le conflit indochinois change de visage
et s'insère plus directement dans le contexte
de la guerre froide. Avec la victoire des
communistes en Chine, le Viet minh dispose
de sanctuaires pour développer ses forces.
Il bénéficie des approvisionnement en armes,
en munitions et en vivres nécessaires à la
conduite d'opérations de plus grande envergure.
L'armée régulière, la
Chu Luc, compte désormais 100 000 combattants
répartis en 70 bataillons. 36 de ces bataillons
forme 4 divisions (Dai Doan). Les forces régionales
rassemblent 40 000 hommes en 33 bataillons
et 60 000 autres agissant localement. Malgré
son échec de Phu Tong Hoa, Giap décide de
maintenir la pression sur les postes français
au nord du Tonkin.
En octobre 1948, la
RC3 doit être abandonnée, y compris la forteresse
édifiée par les légionnaires de la 4e compagnie
du capitaine Mattei sur un piton rocheux dominant
Ban Cao, une vingtaine de kilomètres au sud-est
de Cao Bang.
Vue
aérienne de Cao Bang
(DR)
Les postes qui s'égrènent
sur les 116 kilomètres de la RC4 entre Cao
Bang et Langson, apparaissent tout aussi inutiles
et vulnérables. Les destructions, les pièges
et les embuscades se multiplient, prélevant
un lourd tribus sur les convois de ravitaillement,
notamment au nord de Na Cham où la route est
encaissée entre des massifs calcaires recouverts
de jungle. Protégée par de puissantes fortifications
bétonnées et ses légionnaires, Cao Bang reste
cependant un objectif trop coûteux à prendre
pour le Viet minh.
Son choix se porte sur
le gros poste de Dong Khé qui succombe dans
la nuit du 26 au 27 sous l'assaut de 3 bataillons.
Le 3e BCCP saute directement sur les assaillants.
Surpris, ceux-ci perdent 300 tués et décrochent
en désordre. Après de nombreuses hésitations,
le haut commandement français choisit d'évacuer
Cao Bang et les postes de la RC4. Une forte
colonne de secours doit venir recueillir la
garnison de Cao Bang au nord de Dong Khé.
Cependant, le secret de l'opération est mal
conservé et Giap décide de frapper le premier.
La
Route Coloniale 4 était un lieu propice
aux embuscades avec des routes défoncées
et encaissées.
(SHILE)
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