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Les
opérations
Le
22 octobre 1973
Sur
la scène diplomatique : Le Conseil de
sécurité des Nations unies adopte la résolution
338 imposant un cessez-le-feu sur place, qui
doit entrer en vigueur le jour même à 18 heures
52 (heure locale). Kissinger quitte Moscou
en fin de matinée et se rend à Tel-Aviv, sur
la requête du Premier ministre israélien,
pour éclaircir les conditions dans lesquelles
le cessez-le-feu a été négocié. Il s'envole
en fin d'après-midi pour les Etats-Unis, rendant
compte de la situation au ministre britannique
des affaires étrangères, lors d'une brève
escale à Londres.
Sur
le front Sud : Les Egyptiens, retranchés
aux abords d'Ismaïlia, repoussent une nouvelle
attaque israélienne. Les blindés israéliens
en exploitation sur les arrières de la 3ème
armée atteignent le canal de Suez au sud des
Lacs Amers, s'emparant des camps militaires
de Généïfa, d'Odeda et de Metzila. Conjointement,
les forces israéliennes continuent de nettoyer
le terrain conquis. En début de soirée, les
combats cessent progressivement. La situation
sur le terrain est cependant confuse car le
dispositif égyptien et le dispositif israélien
demeurent étroitement imbriqués.
Le
23 octobre 1973
Sur
le front Sud : Le cessez-le-feu est rompu
dans la nuit. Les unités égyptiennes isolées
cherchent à rompre l'encerclement tandis que
les forces blindées israéliennes poursuivent
leur progression vers le sud, en direction
de Suez. Au crépuscule, les Israéliens atteignent
les contreforts du Djebel Ataka et les faubourgs
de Suez, encerclant complètement la 3ème armée
égyptienne. Dans la nuit, ils parviennent
à s'emparer de la base navale d'Adabiya, sur
la Mer Rouge.
Sur
le front Nord : Durant toute la journée,
le cessez-le-feu est rompu régulièrement par
des tirs sporadiques et par quelques duels
d'artillerie. A la tombée de la nuit, le calme
s'installe et le cessez-le-feu entre effectivement
en vigueur, mettant fin à la phase active
de la guerre sur le front Nord.
Sur
la scène diplomatique : Le président Sadate
adresse un message aux autorités américaines
et soviétiques pour tenter de les impliquer
directement sur le terrain. Les Etats-Unis
rejettent sa demande tandis que les Soviétiques
en acceptent le principe. A Washington,
les derniers développements politiques dans
la crise du Watergate éclipsent l'évolution
de la situation au Proche-Orient.
Le
24 octobre 1973
Sur
le front Sud : Les forces israéliennes
s'emparent du camp égyptien situé au Kilomètre
101, élargissant ainsi leur présence sur la
rive occidentale du Canal. Dans le même temps,
elles échouent dans leur tentative de s'emparer
de Suez.
Sur
la scène diplomatique : La poursuite des
combats sur le front Sud laisse planer la
menace d'une intervention directe des deux
grandes puissances, qui ont parrainé l'instauration
du cessez-le-feu. La tension monte entre la
Maison Blanche et le Kremlin.

Les
troupes israéliennes sur le canal de
Suez (DR)
Le
25 octobre 1973
Sur
la scène diplomatique : Washington
met en alerte les forces américaines à
travers le monde, y compris les forces nucléaires.
Un nouveau groupe aéronaval américain pénètre
en Méditerranée. Cette démonstration de force
de la Maison Blanche est suivie par
celle du Kremlin, qui met à son tour en alerte
les forces soviétiques stationnées en Europe
de l'Est et dans le Caucase. Pendant une dizaine
d'heures, la situation demeure extrêmement
tendue. Le président Sadate retire finalement
sa demande d'intervention directe des deux
grandes puissances. La tension diminue progressivement.
Le Conseil de sécurité adopte la résolution
340 instituant une force d'urgence des Nations
unies destinée à s'interposer entre les belligérants.
Sur
le front Sud : Les Israéliens échouent
dans une nouvelle tentative visant à s'emparer
de Suez. Ils parachèvent néanmoins l'encerclement
de la 3ème armée en détruisant tous les ponts
égyptiens dans ce secteur et en coupant les
canalisations alimentant celle-ci en eau et
en carburant. La 3ème armée égyptienne est
désormais totalement isolée. A 17 heures,
le cessez-le-feu devient effectif sur le front
Sud après plus de dix-neuf jours de combats
intenses.
Le
cessez-le-feu et ses suites
Dès
le 28 octobre, alors que les premiers détachements
de casques bleus dépêchés sur place par les
Nations unies sefforcent dorganiser
le ravitaillement de la troisième armée égyptienne
isolée, des émissaires égyptiens et israéliens
se rencontrent au kilomètre 101 de la route
reliant Suez au Caire, à proximité de la ligne
de front. Le 11 novembre 1973, ils y paraphent
un accord de cessez-le-feu au terme duquel
ils sentendent pour échanger leurs prisonniers.
Malgré léchec dune première conférence
de paix à Genève, au mois de décembre suivant,
le dialogue technique progresse tant et si
bien quun accord de désengagement des
forces est conclu le 18 janvier 1974, de nouveau
au kilomètre 101. Les Israéliens se retirent
jusquà une trentaine de kilomètres en
deçà du canal de Suez, tandis que les Egyptiens
récupèrent le contrôle des deux rives du Canal,
avec lobligation de ny entretenir
quun contingent limité. Entre les deux,
une zone tampon est occupée par les casques
bleus.
Le
31 mai 1974, un accord de désengagement des
forces est également conclu avec la Syrie,
par lintermédiaire des Nations unies.
Les Israéliens se retirent du saillant de
Sassa, tandis quune force de casques
bleus se déploye sur lancienne Ligne
Pourpre, prenant Kunéïtra, désormais démilitarisée,
comme quartier général. La guerre du Kippour
est officiellement terminée.
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