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Le
milieu (suite)
Le
front Nord
Ce
théâtre d'opération est centré autour du plateau
du Golan, qui relie Israël et la Syrie. Celui-ci
forme un trapèze qui s'étend sur une hauteur
d'une soixantaine de kilomètres et sur une
largeur d'une vingtaine de kilomètres. Son
altitude moyenne est de l'ordre de 800 mètres.
Le plateau présente un relief accidenté et
des sols d'une grande diversité, alliant les
zones fertiles aux zones arides et caillouteuses,
parsemées de roches basaltiques. Une ligne
de tertres volcaniques partiellement boisés
partage le plateau en deux. Cette ligne forme
un ensemble défensif pour qui la contrôle.
Elle n'est cependant pas continue. Trois couloirs
de pénétration la traversent : il s'agit
des trouées de Buqata/El-Rom, de Kunéïtra
et de Rafid. A l'ouest, le plateau
surplombe le lac de Tibériade. Plus au nord,
les hauteurs du Golan viennent mourir en pente
douce le long des rives du Jourdain.

Ce
soldat israélien sur les hauteurs du
Golan domine les positions syriennes
La chaîne
montagneuse du Hermon, partagée entre le Liban,
la Syrie et Israël, domine au nord le plateau
du Golan. Elle culmine à 2 370 mètres
du côté israélien et à 2 814 mètres du côté
syrien. Ses versants abrupts entravent considérablement
toute progression. De son sommet, on peut
observer l'ensemble du plateau. Les gorges
encaissées du Yarmouk et du Ruqqad le délimitent
au sud. Le vaste amoncellement basaltique
du Leja, qui voisine le désert de Syrie,
en marque la limite orientale. La plaine de
Damas en constitue le prolongement naturel
au nord-est. Le relief y est moins accidenté
et la circulation plus facile. Les seuls obstacles
sur cette plaine ondulée sont constitués par
quelques tertres qui dominent les alentours
d'une centaine de mètres et par les concrétions
basaltiques qui s'étendent de part et d'autre
de Sassa, constituant par là même une zone
difficilement franchissable pour les unités
mécanisées.
Cinq
routes traversent le Golan. Lune dentre-elles,
connue sous le nom de Route du pétrole, suit
le tracé du Trans-Arabian-Pipeline (TAP).
Lensemble du plateau est inhabité
à l'exception des garnisons militaires qui
y sont installées, de quelques colonies créés
par les Israéliens et de la bourgade druze
de Majdal-Shams. La plupart des villages syriens
ont été évacués après la guerre des six jours.
La ville de Kunéïtra, jadis capitale du Golan,
est déserte.
Les
implications du milieu sur le combat
Les
dimensions des deux théâtres d'opérations
sont restreintes. Le terrain difficilement
praticable en dehors des routes tend à canaliser
le mouvement des forces et à compartimenter
le champ de bataille. L'absence de végétation
rend difficile la dissimulation des unités.
Les conditions météorologiques exceptionnelles
favorisent l'emploi intensif de l'aviation
et facilitent le repérage des unités. Les
déplacements de colonnes blindées, qui soulèvent
d'importants nuages de poussière ou de sable,
sont visibles de très loin. Le champ
de vision généralement dégagé autorise des
tirs à longue distance. Les rares promontoires
et carrefours deviennent des objectifs prioritaires.
Le réseau routier revêt une valeur stratégique
cardinale et son bon entretien garantit la
rapidité d'acheminement des renforts et de
la logistique. De ce fait, les chars sont
astreints à se déplacer en bordure des routes,
afin de ne pas les défoncer. Le rythme
de progression s'en trouve ainsi ralenti.
Les conditions climatiques difficiles régnant
sur le théâtre dopération Sud rendent
enfin primordiales le maintien dune
chaîne dapprovisionnement logistique
qui permette de ravitailler les unités en
vivres et en eau potable.
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