|
page
1 - page 2
- page 3 - page
4 - page 5
- page 6 - page
7 - page 8
- page 9
La
plus brillante des campagnes de Napoléon
Autriche
1805
La
parfaite application de la pensée militaire
de Napoléon
En
1805, la Grande Armée et lEmpereur atteignent
leur apogée. Aucune des nombreuses victoires
remportées par la suite ne possédera laura
des succès éclatants dUlm et dAusterlitz.
Ceux-ci trouvent leurs sources dans les campagnes
des années précédentes qui vont permettre
à la troupe et à son chef de gagner en maturité.
Les deux campagnes dItalie, et dans une moindre
mesure celle dEgypte, sont en fait pour Napoléon
une période dexploration et de tâtonnements.
Tant sur le plan de la pensée militaire que
sur le plan de lorganisation de larmée ou
de la conduite de la guerre, il fixe ses idées
et développe alors les principes quil appliquera
durant toutes les campagnes de lEmpire.
Dans
toutes ses campagnes, Napoléon recherche la
supériorité numérique sur ses ennemis. Si
celle-ci ne lui est pas acquise initialement,
il tente de lobtenir au moment de la bataille.
Ses manuvres peuvent être regroupées en deux
grands ensembles : la manuvre sur les
arrières et la manuvre en position centrale.
Bien sûr, toutes les deux font lobjet de
multiples variantes en fonction des circonstances
propres à chaque opération et il apparaît
souvent difficile de les appliquer à la lettre.
La campagne dAutriche de 1805 présente loriginalité
de la plus parfaite exécution de lune comme
de lautre.
A
Ulm, Napoléon dispose de la supériorité numérique
sur larmée autrichienne. Il opte donc pour
une manuvre sur les arrières de lennemi,
en vue de couper ses lignes de communication
et sa seule voie de retraite. Pour ce faire,
il fixe lattention de lennemi, concentré
dans la région dUlm, avec une force de diversion
et effectue un large mouvement tournant avec
le gros de son armée.
A
Austerlitz, Napoléon manuvre dabord pour
sassurer la position centrale sur le théâtre
dopération et décide de frapper avant que
les armées ennemies ne puissent assurer leur
jonction. Lors de la bataille, il laisse lennemi
attaquer son flanc droit, volontairement dégarni.
Une fois le gros des assaillants engagés,
il en profite pour occuper la position centrale
de la ligne de front, le plateau de Pratzen,
puis pour se rabattre sur leurs arrières et
les détruire. Ensuite, il se retourne vers
le reste de larmée austro-russe et la met
en déroute.
Par
la suite, Napoléon remportera de nombreuses
autres victoires. A plusieurs reprises, comme
lors de la campagne de France de 1814, il
fera de nouveau preuve de son génie militaire,
mais jamais plus il ne commandera un instrument
aussi parfait. Usée par la succession de campagnes,
la Grande Armée va progressivement perdre
ses qualités manuvrières avec le déclin dune
infanterie saignée à blanc puis la destruction
de sa cavalerie lors de la désastreuse campagne
de Russie de 1812. Napoléon doit donc compter
de plus en plus sur son artillerie, concentrée
dans de grandes batteries. Plusieurs fois,
la décision lui échappera en raison dune
exécution maladroite de ses ordres.
page 1 - page
2 - page 3
- page 4 - page
5 - page 6
- page 7 - page
8 - page 9
|