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On
peut considérer que la date de création définitive
du corps du Génie est le 15 décembre 1793.
C’est
à ce moment que
les compagnies de mineurs sont séparées de
l’artillerie et que
sont créés 12 bataillons de sapeurs. Les
12 bataillons de sapeurs comprennent chacun
8 compagnies de 200 hommes et sont dirigés
par un état-major de 400 officiers. Il
faut souligner que dans cette organisation,
le transport des ponts de bateaux reste sous
la responsabilité de l’artillerie.
Pendant
l’Empire, le Génie devient un Corps important
occupé aux innombrables travaux de guerre
et de fortification. Son
effectif dépasse souvent les 20.000 hommes.
1805
En
1805, le Génie compte :
- 5
bataillons de sapeurs ;
- 9
compagnies de mineurs.
Le
nombre des bataillons de sapeurs est progressivement
porté à 8 (5 français, 1 hollandais, 1 italien,
1 espagnol).
1806
En
1806, est créé 1 bataillon du train du génie
(qui comprend 6 compagnies en 1811). La
même année, est créé pour chaque bataillon
de sapeurs un parc d’outils porté par les
sapeurs conducteurs.
1808
En
1808, les compagnies de mineurs sont réunies
en 2 bataillons de 5, puis 6, compagnies chacun.
1812
En
1812, le génie engage dans la campagne de
Russie ses 8 bataillons de sapeurs (dont les
3 étrangers) et 2 bataillons de mineurs, soit
plus de 13.000 hommes. A
la suite de la désastreuse retraite, le nombre
des bataillons de sapeurs est réduit à 5.
1814
En
1814, la première restauration abandonne la
répartition des compagnies entre bataillons
spéciaux de mineurs et de sapeurs et réorganise
le Génie en 3 régiments de sapeurs-mineurs.
Chaque
régiments compte 2 bataillons à 6 compagnies
chacun (5 de sapeurs et 1 de mineurs). Le
Génie de la Garde est purement et simplement
supprimé. Cette
réorganisation n’est pas complètement achevée
lors du retour de l’Empereur.
1815
En
1815, les 3 régiments du Génie fournissent
des éléments pour la campagne de Belgique
avant d’être dissous par la seconde restauration.
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