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"Le
Commandant de Fer"
Né
dans l'État du Missouri, John Pershing avait
commencé par conduire la charrue avant de
devenir instituteur rural, en espèrant qu'un
jour il deviendrait juge. Mais n'ayant pas
les moyens pour suivre les cours de droit,
à 22 ans, il passe le concours d'entrée de
l'École des Cadets.
Sortant
de l'École Militaire de Westpoint, il fit
ses premières armes contre les Indiens. Nommé
Capitaine en 1896 pour ses qualités de soldat,
d'administrateur et pour ses excellentes dispositions,
il rétablit rapidement l'ordre dans l'île
de Midanau lors du soulèvement des Philippines
et devient administrateur du territoire.
Le
Président Théodore ROOSEVELT, très frappé
par ses extraordinaires résultats, trouvait
inconvenant que PERSHING ne puisse, du fait
de règlements militaires, être nommé commandant
ou colonel, le fait nommer Brigadier-Général
par le Congrès en 1901. En 1904, attaché militaire
à Tokyo, il suit attentivement la guerre
russo-japonaise dont l'enjeu ultime allait
être la Corée...
Le
4 Avril 1917, les États-Unis entrent en guerre
contre l'Allemagne. Le Président WILSON et
le Secrétaire d'État BAKER chargent alors
le Général PERSHING de façonner le Corps Expéditionnaire
U.S. qui allait se battre sur le Vieux Continent
aux côtés des Alliés.
De
haute taille, d'allure très militaire, le
Général PERSHING fait grande impression sur
les troupes qu'il commande. Il a l'art de
s'adresser à ses soldats. Il a dans ces contacts,
un accent martial, un magnétisme, une volonté
et une certitude de vaincre qui électrisent
ceux à qui ils sont destinés. Le "Commandant
de Fer" exigea que le règlement appliqué
dans son armée fut celui des Cadets de West
Point. Le seul dénominateur commun qu'il appliquait
à ses soldats était que tous devaient se battre.
Son
intention était de façonner les Sammies
à son image et de les lancer dans la bataille
dès le printemps 1918. Au cours d'une inspection
dans une base arrière, il harangue les cheminots
U.S.: "Je reviendrai chez vous un
de ces jours pour y former quelques unités
de volontaires; nous vous donnerons fusils
et canons et nous vous enverrons sur le front
mettre la main à la pâte. Je veux vous donner
une chance de tirer quelques Allemands et
de participer directement à la victoire, laquelle,
je puis vous l'assurer, ne fait aucun doute".
Le
Général PERSHING, à qui incombe la haute mission
de diriger au nom de l'Amérique sa participation
à la guerre en Europe, ne fait que traduire
en actes par sa conception de la discipline
et par la manière dont il entend traiter l'Allemagne,
les sentiments profonds qui animent le Président
des États-Unis WILSON quant au Droit des Peuples
à disposer d'eux-mêmes. Mais son grand et
tout premier souci ne fut que de mettre rapidement
à la disposition des Alliés des unités parfaitement
prêtes au combat.
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