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Les campagnes dAmérique
du Nord
Désavantagée
par le peu dintérêt de la métropole
et par le faible nombre de colons, les colonies
françaises dAmérique du Nord résistent
pourtant avec vigueur à la menace anglaise.
Leur superficie est immense. Elles enserrent
les colonies anglaises, plus petites mais
très peuplées, dans un arc de cercle qui
va de la Nouvelle-Orléans à lembouchure
du Saint-Laurent.
La
bonne adaptation aux conditions de vie locale
et les alliances avec les indiens expliquent
la capacité de résistance française. Pourtant,
les Anglais engagent en Amérique du nord
de nombreuses troupes régulières, puissamment
soutenues par la flotte.
La
plupart des guerres sur le continent européen
trouvent des répercussions en Amérique.
Lors de la
guerre pour la succession dEspagne
(Guerre de la reine Anne pour les Anglais
1702-1713) et de la
guerre pour la succession dAutriche
(guerre du roi George pour les Anglais 1740-1748)
les combats débouchent sur un statu quo.
Les
hostilités reprennent en 1754, deux ans
avant la guerre de Sept ans (Guerre française
et indienne pour les Anglais 1754-1763).
Les Anglais, sous la direction de George
Washington, capitulent à Fort Nécessitée
(juillet 1754) mais semparent de lAcadie
(octobre 1755). Entre-temps, les troupes
françaises, largement composées dirréguliers
(volontaires et indiens), battent les troupes
régulières anglaises en formation linéaire
à Monongahela (9 juillet 1755). Washington,
présent comme volontaire, rallie les survivants.
Les Anglais prennent leur revanche lors
de la bataille du lac George (8 septembre
1755) mais aucun camp ne peut exploiter
son avantage.
La
guerre prend une autre tournure avec larrivée
côté français du Marquis de Montcalm à la
tête de renforts (11 mai 1756). Celui-ci
reprend loffensive avec succès. Mais
la perte de Louisbourg
assiégée (30 mai au 27 juillet 1758) affaiblie
sa situation. Elle rend larrivée déventuels
renforts de France presque impossible et
ouvre une voie dinvasion maritime
vers Québec à lennemi. Sa victoire
à la bataille de fort Ticonderoga (8 juillet
1758) ne fait que retarder léchéance :
il est tué au combat lors de la bataille
des plaines dAbraham
devant Québec (13 septembre 1759). Son successeur,
le chevalier de Lévis, assiège vainement
la ville après sa victoire de Sainte-Foy
(28 avril 1760). Il doit de se replier vers
Montréal, suivi par les Anglais le 7 septembre.
Le lendemain, le gouverneur-général Vandreuil
signe la capitulation du Canada français.

Officier
et hommes de troupes - Compagnie franche
de la Marines
Uniformology
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