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La
force dinvasion anglo-américaine, forte de 8 500
hommes, part de Louisbourg, prise
l'année précédente par les Anglais, le
1er juin et débarque sur lîle dOrléans, à quelques
kilomètres de Québec. Les hauteurs de Levis, sur la rive sud
du Saint-Laurent face à Québec sont faiblement tenues. Les
Anglais sen emparent facilement et y installent une
batterie pour bombarder la ville.
Néanmoins,
la campagne se prolonge, comme le souhaitent les Français
qui attendent la mauvaise saison. Dans les derniers jours
de juillet, Wolfe tente un débarquement infructueux sur la
rive nord du fleuve, à Montmorency : 450 hommes sont
perdus. Début septembre, les Anglais font croire à un débarquement
au Cap rouge, plusieurs kilomètres à louest de Québec.
Montcalm
y envoie 1 500 hommes mais les Anglais débarquent dans
la petite anse du Foulon, dans la nuit du 12. Le bataillon
envoyé garder cette zone par Montcalm
nest pas encore en position, par la faute du gouverneur
général de la ville, Vaudreuil.
Au
matin du 13, 5 000 Anglais sont déployés dans les plaines
dAbraham. Les effectifs de Montcalm
sont du même ordre car Vaudreuil a insisté pour garder 2 000
hommes en ville, craignant une nouvelle diversion. Montcalm
lance lattaque dès 9 heures mais le manque dentraînement
des miliciens désorganise ses lignes. Les Anglais contre-attaque
avec des feux de rangs coordonnés et redoutables. Les troupes
françaises se débandent rapidement, les miliciens en tête.
La
défaite des troupes françaises entraîne la capitulation de
Québec 5 jours plus tard et du Canada français en moins dun
an.
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