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La
guerre de la 2e coalition
(1798 / 1800)
Sous
limpulsion de lEmpereur de Russie Paul I se
forme une nouvelle coalition centrée autour de lalliance
avec lAngleterre (24 décembre 1798). Elle regroupe
les Etats déjà en guerre avec la France comme le Vatican,
le royaume de Naples et lEmpire Ottoman, mais aussi
de nouveaux belligérants comme lAutriche et le Portugal.
Le
plan dopération des coalisés est de mener une offensive
simultanée sur trois fronts : aux Pays-Bas, en Allemagne
et en Suisse, en Italie. Lensemble des forces engagées
compte environ 300 000 hommes (plus 60 000 Napolitains
peu fiables) contre cinq armées françaises regroupant 200 000
hommes.
En Italie
En
novembre et au début de décembre, une armée française sempare
du Piémont. Les Napolitains semparent de Rome (29
novembre) mais sont repoussés peu après (15 décembre). Les
troupes napolitaines se mutinent, Naples est prise (le 24)
et le Royaume devient une république satellite de la France.
En
Italie du Nord, Scherer cherche à livrer une bataille décisive
contre les forces autrichiennes du général Paul Kray, avant
quelles ne soient rejointes par les larmée russe.
A Magnano (5 avril), loffensive initiale des Français
est repoussée puis lengagement des réserves ennemies
entraîne la dislocation de laile droite française.
Avec larrivée rapide des Russes, les Français doivent
retraiter, Mantoue et Peschiera sont assiégées. Toujours
largement inférieure en nombre (30 000 contre 65 000)
larmée française est de nouveau battue à Cassano (le
27 avril). Milan et Turin sont conquises et les vainqueurs
se dispersent pour assiéger les places fortes françaises.
Larmée
française de lItalie du Sud menée par Macdonald (33 000)
tente de rallier celle de Moreau réfugiée à Gênes. Bien
que pris entre les deux armées françaises avec seulement
40 000 hommes, Suvorov réussit à battre Macdonald (à
la Trebbia 17-19 juin) puis à Novi (15 août). Suvorov qui
a subit de lourdes pertes arrête sa poursuite en apprenant
que larmée des Alpes (30 000 sous les ordres
de Championnet) est entrée en Italie par la passe du mont
Cenis. Avec 20 000 de ses hommes il est alors dirigé
vers la Suisse. Le maréchal Michael Melas le remplace et
avec 60 000 hommes remporte la victoire sur Championnet
à Genoa (4 novembre 1799). Toutes les conquêtes de la campagne
victorieuse de Bonaparte en 1796-1797 sont perdues.
En Allemagne
En
mars 1799, Jourdan envahit lAllemagne avec 40 000
hommes. Il réussit à surprendre les forces deux fois supérieures
de lArchiduc Charles alors que celui mène une forte
reconnaissance avec la moitié de son armée. Le 25 mars à
Stokach, lattaque française semble réussir mais lArchiduc
contre-attaque sur le centre français. Jourdan rompt le
combat de nuit et retraite en ordre vers le Rhin après avoir
perdu moins dhommes que son adversaire (3 600
contre 6 000). Le commandement passe alors à Masséna
mais ce front reste tranquille tout le reste de lannée.
Aux Pays-Bas
En
août 1799, une force britannique débarque en Hollande. La
flotte républicaine hollandaise se rend sans combattre.
Le 16 septembre a lieu la première bataille de Bergen, malgré
leur infériorité numérique (22 000 contre 35 000)
les Français et leurs alliés bataves commandé par Brune
remporte la victoire. Deux semaines plus tard, le 2 octobre,
le résultat est inversé. Le 6 du même mois, le manque de
coordination entre Anglais et Russes débouche sur une nouvelle
défaite à Castricum.
Le
18 octobre, la convention de Alkmaar met fin aux hostilités
aux Pays-Bas. Près de 8 000 prisonniers Français et
Hollandais détenus en Angleterre sont rendu mais les navires
hollandais restent aux mains des Anglais.
La Suisse et les Alpes
Masséna
dispose de 30 000 hommes concentrés dans le centre
de la Suisse. Il couvre initialement le flanc droit de Jourdan.
Les Autrichiens sont surpris par son avance rapide malgré
la neige mais, à la suite des défaites en Allemagne et en
Italie, sa position est fragilisée. Il prend alors également
le commandement des restes de lArmée de Jourdan et
retraite vers Zurich. Le 4 juin, il repousse une attaque
autrichienne avant de poursuivre son repli. Ses adversaires
abandonne alors la poursuite. En août, Masséna reprend loffensive.
Malgré quelques succès initiaux il est repoussé à Zurich
le 14 mais tient bon à Dottingen, deux jours plus tard.
Les
Alliés modifient alors leurs plans : larchiduc
Charles se dirige vers les Pays-Bas pour y faire sa jonction
avec les Anglais et les Russes alors que Suvarov doit le
remplacer en provenance de lItalie du Nord où sa campagne
sest terminée victorieusement. En attendant, le général
Korsakov ne disposent plus que de 40 000 hommes quand
Masséna attaque avec des forces équivalentes. Il remporte
une victoire décisive à Zurich (25 septembre). Suvarov réussit à se frayer un
passage aux prix de lourdes pertes mais abandonne à lannonce
de ce désastre. Il est alors relevé de son commandement
par le Tsar qui, jugeant les résultats décevants, se retire
de la coalition. La République française est sauvé mais
les conquêtes de Napoléon en Italie sont toutes perdues.
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