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Le
général Trochu, gouverneur militaire de la ville, devient
le président du gouvernement provisoire de la IIIe République
qui succède à l'empire. Il réussit en peu de temps à mettre
sur pied une garnison plus impressionnante par le nombre que
par la qualité.
Von Moltke, échaudé par les lourdes
pertes subies depuis le début de la campagne, choisit d'assiéger
la ville défendue par deux formidables ceintures de fortifications
comprenant 94 forts.Deux sorties majeures à Champigny (30
novembre - 2 décembre 1870) et Buzenval (2 janvier 1871) sont
repoussées malgré quelques succès initiaux.
Le
5 janvier, les pièces d'artillerie de siège rendues disponibles
par la reddition de Bazaine à Metz, commence à tirer sur la
ville. Ce bombardement s'avère relativement inefficace sur
le plan militaire et contribue à raffermir la volonté des
défenseurs.
Le
26 janvier le général Trochu demande un armistice après l'échec
d'une troisième tentative de sortie et la mutinerie des gardes
nationaux qui tirent sur leurs camarades (19 janvier 1871).
Le 28 janvier, Paris capitule par la convention de Versailles.
Les
rues de la ville connaîtront alors de plus violents affrontements
que lors du siège. Les gardes nationaux tente de s'emparer
du pouvoir. La commune est réprimée par la forces par des
soldats réarmés avec l'autorisation des vainqueurs.
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