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Les campagnes de l'armée française de 1700 à nos jours

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DE LA RESTAURATION AU SECOND EMPIRE (1815-1870)
Evolution géostratégique de la période
Déroulement des campagnes

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La guerre contre la Prusse (fin)
(1870-1871)



La campagne contre la IIIe République

La défaite impériale et la menace sur la capitale provoquent une flambée de patriotisme dans tout le pays. A Paris, une insurrection populaire porte au pouvoir un gouvernement provisoire animé par Léon Gambetta et présidé par le général Louis Jules Trochu, alors gouverneur militaire de Paris. La IIIe République remplace l'empire (4 septembre 1870).

Trochu organise avec vigueur la défense de la capitale. La garnison compte rapidement 120 000 réguliers : rescapés des combats précédents, réservistes et troupes de marine (20 000). 80 000 gardes mobiles et 300 000 gardes nationales complètent ce dispositif impressionnant sur le plan numérique mais d'une valeur militaire discutable. 400 000 fusils et 2 000 pièces d'artillerie d'inégale qualité sont distribués à ces hommes. La place est couverte par une impressionnante double ceinture de fortifications. En face, Moltke dispose de seulement 150 000 hommes. Il opte donc pour un siège plutôt que pour un assaut meurtrier. Il s'agit d'attendre l'arrivée des troupes et des pièces d'artillerie de siège immobilisées dans les sièges de Metz, de Strasbourg, de Verdun et de Belfort notamment. Par ailleurs, ses lignes de communications restent harcelées par les francs-tireurs.

La situation s'équilibre alors, car, contre toute attente, les défaites ont stimulé la volonté de résistance française. Dans le nord du pays et dans la vallée de la Loire les forces françaises se reconstituent. Le nationaliste italien Giuseppe Garibaldi se rallie à la cause de la république française avec plusieurs milliers de volontaires.

Gambetta réussit à quitter Paris en ballon et gagne Tours (11 novembre 1870). Cet exploit galvanise les Français qui en font un symbole. Gambetta nomme Louis Jean-Baptiste d'Aurelle de Paladines au commandement de l'armée de la Loire et le presse de marcher sur Paris car Bazaine vient de se rendre à Metz (27 octobre). Les troupes et l'artillerie de siège entourant la place sont donc désormais disponibles. Aurelle remporte la bataille de Coulmiers (9 novembre) et reprend Orléans. Mais il ne fait aucun effort pour exploiter son avantage.

L'armée du nord du général Faidherbe tente de dégager Paris mais échoue à Villers-Bretonneux (27 novembre). Renforcée par les combattants échappés des combats de Metz et de Sedan et bien équipée, elle manque cependant encore d'effectifs pour dégager la capitale. Elle va néanmoins réussir à protéger le nord du pays de l'occupation.

Sur la Loire, la IIe armée allemande, en provenance de Metz, s'empare de nouveau d'Orléans après deux jours de violents combats (2-4 décembre). Le général Chanzy prend alors le commandement et regroupe brillamment les forces françaises vers Le Mans. Trois de ses corps lui sont alors retiré pour renforcer l'armée de l'est. Son offensive est repoussée au Mans (10-12 janvier 1871) mais malgré son infériorité numérique, il contient les Allemands sur la Loire.

L'armée de l'est commandée par le général Bourbaki et Garibaldi s'efforce de lever le siège de Belfort. Malgré une nette supériorité numérique (150 000 hommes contre 60 000) les Français sont repoussés avec de lourdes pertes. Le général Clinchant remplace Bourbaki mais se trouve pris en tenaille avec l'arrivée d'une armée de renfort allemande. Acculée à la frontière suisse, l'armée de l'est se fait interner à Pontarlier. Commandée par le colonel Denfert-Rochereau, Belfort résiste néanmoins jusqu'à la fin des hostilités.

L'échec des armées de secours et des tentatives de percées scelle le sort de Paris, bombardée depuis le 5 janvier. Le général Trochu signe un armistice le 26 janvier et capitule deux jours plus tard à Versailles. La garnison rend les armes sauf les gardes nationaux, assimilés par les vainqueurs à des forces de police. Ceux-ci tentent alors de s'emparer du pouvoir. Les Allemands autorise le réarment d'une partie des troupes françaises. Après 10 jours d'émeute, il faudra une semaine de combats meurtriers pour écraser la Commune (21-28 mai).

Fusillier marin lors du siège de Paris
musée de l'Empéri de Salon-de-Provence (collections du Musée de l'Armée)
photo : Empéri Multimédi@


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