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La campagne
d'Italie
(1859)
Assuré
du soutien de la France contre l'Autriche, le royaume de
Piémont-Sardaigne décide de relancer le combat pour l'unité
italienne. Les Autrichiens ripostent en envahissant le Piémont
mais sont battus par les forces piémontaises à Palestro
(30 mai 1859). Napoléon III prend alors la tête d'une armée
franco-piémontaise qui pénètre en Lombardie.
Les
Autrichiens sont battus à la bataille de Magenta
où l'élan des troupes françaises compensent les carences
du haut-commandement, carences d'ailleurs partagées par
l'autre camp.
Après
la retraite, Napoléon III et le roi du Piémont, Victor Emmanuel
II, entrent triomphalement dans Milan (9 juin 1859). Les
forces autrichiennes se sont retirées à l'abri d'une ceinture
de places fortifiées : Mantoue, Peschiera, Vérone, Legnano.
L'empereur
autrichien François-Joseph prend alors personnellement le
commandement de son armée. Il passe immédiatement à l'offensive.
Les armées se rencontrent à Solférino
(24 juin 1859). Là encore, les haut-commandement des deux
camps s'avèrent incapable d'assurer le contrôle effectif
des troupes engagées. L'élan des combattants français et
la pugnacité de leurs commandants de corps d'armée forcent
la décision au prix de pertes élevées.
Choqué
par sa visite du champ de bataille après les combats, Napoléon
III entreprend des négociations pour éviter de nouvelles
pertes. A la conférence de Villafranca (11 juillet 1859),
il s'entend avec l'empereur François-Joseph sur les termes
d'un traité de paix : la plus grande partie de la Lombardie
revient au Piémont, à l'exception des places fortes de Mantoue
et Peschiera.
Le
traité est signé à Zurich le 10 novembre 1859 mais il ne
satisfait guère les Italiens. D'une part, Venise reste sous
domination autrichienne alors qu'une victoire totale semblait
à portée de main. D'autre part, en paiement des services
rendus, le Piémont doit céder la Savoie et Nice à la France.
Enfin, les Etats du pape, et notamment Rome, sont sous la
protection d'une garnison française car Napoléon III refuse
leur rattachement au royaume d'Italie. Ces troupes ne seront
évacuées qu'en 1870.

Les
zouaves de la Garde impériale se distinguèrent
à plusieurs reprises pendant la campagne d'Italie
par
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