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Les campagnes de l'armée française de 1700 à nos jours

sommaire


LE PREMIER EMPIRE (1804-1815)
Evolution géostratégique de la période
Déroulement des campagnes

WATERLOO

Date :
18 juin 1815

Emplacement :
Belgique, quelques km au sud du village de Waterloo, 20 km au sud de Bruxelles sur la route qui mène à Charleroi

Guerre et campagne :
Les Cent Jours (1815) - Campagne de Belgique (1815)

PROTAGONISTES

Anglais, Hollandais et Prussiens

Français
COMMANDANTS DES DEUX CAMPS
maréchal duc de Wellington
Napoléon Ier
FORCES EN PRESENCE
50 000 fantassins, 12 500 cavaliers et 156 canons
pour les Anglais et les Hollandais
soit 68 100 hommes
53 000 Prussiens
49 000 fantassins
15 750 cavaliers
246 canons
soit 72 000 hommes
PERTES
15 100 tués et blessés pour les Anglais et les Hollandais
7 000 pour les Prussiens
25 000 tués et blessés
8 000 prisonniers
220 canons capturés

Description des opérations

Après sa victoire contre les Prussiens à Ligny, Napoléon se tourne vers Wellington qui se retire vers Bruxelles. Il espère le battre pendant que Grouchy contient le reste de l'armée prussienne.

Le lendemain, poursuite est rendue difficiles par de fortes pluies et par l'action énergiques des arrière-gardes britanniques. Assuré du soutien de Blücher, Wellington décide d'attendre Napoléon dans une position défensive avantageuse, au sud de Waterloo.

Le dispositif ennemi reconnu, Napoléon décide d'attaquer le 18 au matin. Il retarde le moment de l'attaque jusqu'à 11 heures 20 pour permettre au sol, détrempé par les pluies de la veille et de la nuit, de sécher.

Il lance le corps de Reille à l'assaut du château de Hougoumont qui couvre le flanc droit de Wellington. Il espère ainsi attirer les réserves ennemies puis attaquer au centre avec le corps d'Erlon. En fait, cette diversion va impliquer plus de troupes françaises que de troupes anglaises. L'offensive d'Erlon, débute à 14 heures mais ne peut déboucher. Deux brigades de cavalerie anglaises qui mènent une trop audacieuse contre-attaque sont néanmoins anéanties. L'arrivée des Prussiens à l'est oblige Napoléon à détacher un corps d'armée pour les contenir.

Au même moment, Ney interprète comme un début de retraite le mouvement des troupes anglaises qui se mettent à l'abri de feux de l'artillerie française. Il lance la cavalerie française dans une série de charges (12 au total) qui se brisent contre les carrés anglais. Les pièces anglaises, plusieurs fois abandonnées par leurs servants sont à chaque fois laissées intactes après le reflux des cavaliers français. Vers 17 heures 30 la cavalerie française est détruite.

Pendant ce temps, la pression prussienne s'accroît et il faut l'intervention de la jeune garde pour rétablir la situation. Napoléon pense néanmoins qu'il est encore possible de remporter la victoire sur Wellington dont le centre commence à céder sur la gauche, avec la prise de la ferme de la Haie-Sainte. Une contre-attaque maladroite, menée par le prince d'Orange, ouvre alors une brèche dans les lignes alliées. Napoléon réagit trop tardivement et l'engagement de la moyenne garde, vers 19 heures 30, tourne au désastre. L'absence de cavalerie se fait durement sentir.

La déroute de la garde et l'arrivée des Prussiens achèvent de désorganiser l'armée française qui se débande. Seule la veille garde conserve sa cohésion et s'avère capable de protéger le repli de l'empereur et d'une partie de l'armée.

Grouchy engage l'arrière-garde prussienne à Wavre en fin de journée, mais il est déjà trop tard.


Particularités

Le général de brigade Pierre Cambronne commandait le dernier carré de la veille garde à bloquer l'avance des Anglais. Ceux-ci lui proposent alors de se rendre avec les hommes qui lui restent (environ 150). Ardent bonapartiste, la légende veut qu'il ait répondu " la garde meurt mais ne se rend pas " ou " la garde sait comment mourir mais pas comment se rendre ". En réalité il aurait tout simplement répondu " merde ". Blessé à la tête, il tombe inconscient et est fait prisonnier dans la nuit.

Par la suite Cambronne devient royaliste et se marie avec une noble anglaise. Il refusera alors toujours de confirmer l'une ou l'autre version de cette réplique devenue célèbre.



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