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Les
Cent Jours
(mars-juin 1815)
Le 1er mars 1815, Napoléon quitte
l’île d’Elbe et gagne Paris, ralliant une grande partie
du peuple à sa cause. Le 20 il entre aux Tuileries alors
que Louis XVIII est depuis la veille réfugié en Belgique.
Le
1er juin, Napoléon met en place une nouvelle constitution
impériale (Cent-Jours : Acte additionnel). Les alliés le
mettent au banc de l’Europe et reprennent les hostilités.
En
quelques mois (mars-juin), l’empereur réussit à reformer
une armée de campagne de 188 000 hommes (plus 100 000 en
garnison et 300 000 à l’entraînement).
Ln
Italie, Murat, roi de Naples, est le seul à rallier Napoléon
mais il est battu à Tolentino (2 mai) et doit quitter la
péninsule pour la France.
Les
alliés se concentrent pour envahir de nouveau la France
(1er juin). Sous le commandement de Wellington, une armée
anglo-hollandaise (95 000 hommes) se rassemble en Belgique,
soutenue par l’essentiel des forces prussiennes de Blücher
(124 000 hommes). 26 000 autres Prussiens se trouvent au
Luxembourg, 210 000 Autrichiens le long du Rhin entre Mannheim
et Bâle et 75 000 autres Autrichiens en Italie du nord.
De plus, 167 000 Russes traversent alors le centre de l’Allemagne.
Suivant
sa stratégie habituelle, Napoléon décide de frapper ses
ennemies avant qu’ils ne puissent se concentrer. Les 124
000 hommes de son armée du nord sont regroupés secrètement
près de Charleroi. A la prise de la ville Blücher réagit
avec vigueur alors que Wellington est inquiet pour ses lignes
de ravitaillement. Napoléon lance son centre et son aile
droite contre les Prussiens à Ligny
alors que Ney est chargé de s’emparer d’un carrefour de
routes vital à Quatre-Bras
puis de venir envelopper les forces ennemies engagées par
le reste de l’armée (16 juin 1815). Malgré une nette supériorité,
il tergiverse et laisse le temps à Wellington de renforcer
les quelques unités qui lui font face. La victoire de Napoléon
sur Blücher à Ligny ne peut
donc être pleinement exploitée et celui-ci peut sauver son
armée.
Le
lendemain Grouchy est envoyé à la poursuite des Prussiens
et Napoléon poursuit les forces de Wellington qui retraitent
vers Bruxelles. Assuré du soutien de Blücher qui regroupe
ses force, Wellington installe ses troupes en position défensive
au sud de Waterloo (18 juin).
Napoléon qui pense que Grouchy empêchera l’intervention
des Prussiens, lance alors à l’attaque ses forces. Mais
les défenseurs s’avèrent capables de résister jusqu’à l’arrivée
de l’armée prussienne qui renverse le cours de la bataille.
Grouchy malmène l’arrière-garde prussienne à Wavre (18 juin)
mais il est trop tard.
Napoléon
rentre à Paris (19-21 juin) pour lever une nouvelle armée,
laissant Davout pour retarder l’avance des forces alliés.
La chambre des Députés lui pose alors un ultimatum : soit
il abdique, soit il est déposé. Le 22 juin 1815, Napoléon
abdique pour la seconde fois, au grand mécontentement de
Davout qui vient de battre l’avant-garde ennemie. Le lendemain,
un conseil de régence est formé pour le fils de Napoléon,
il sera dissous avec le retour de Louis XVIII à Paris (8
juillet). La seconde Restauration commence.

Le
colonel Sourd mène une charge de cavalerie à
Waterloo
par Leliepvre
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