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La
sixième coalition (suite)
(1812-1814)
La campagne d’Allemagne (1813)
Au
début de l’année 1813, les Alliés disposent de 100 000 hommes
disposés face aux Français. En avril, Napoléon a reconstitué
une armée de 200 000 hommes pour la plupart inexpérimentés.
A la fin du mois (le 30), il marche sur Leipzig. A Lützen
(2 mai 1813) il manœuvre brillamment mais ne peut écraser
définitivement son adversaire en raison de l’inexpérience
de ses troupes. A Bautzen (20-21
mai 1813) ses adversaires pris au piège s’échappent encore
en raison de l’attentisme de Ney.
Ayant
gagné du temps, les ennemis de Napoléon se renforcent. Une
armée prusso-suédoise (120 000 hommes), commandée par Bernadotte,
se regroupe près de Berlin. Dans le nord de la Bohème, les
Autrichiens concentrent leurs forces, près à reprendre le
combat.
Napoléon
accepte alors un armistice (4 juin - 16 août 1813). Les
deux camps en profitent pour compléter leurs préparatifs.
Le 12 août l’Autriche déclare la guerre à la France. Les
Coalisés disposent de trois armées : une autrichienne commandée
par Schwarzenberg en Bohème (230 000 hommes), une en Silésie
commandée par Blücher (195 000 hommes) et une dans le nord
commandée par Bernadotte (110 000 hommes dont un contingent
britannique).

Dragons
de la Garde Impériale en tenue de campagne 1813
par Benigni
Napoléon
a fortifié Dresde et Hambourg. Le gros de ses troupes est
regroupé entre ces deux places fortes qui doivent servir
de pivot à ses manœuvres sur des lignes intérieures. Il
dispose d’environ 300 000 hommes contre 450 000 aux Coalisés.
L’objectif de ceux-ci est d’éviter toute confrontation directe
avec Napoléon et de chercher d’abord à vaincre ses maréchaux.
Oudinot
est battu par Bernadotte à Grossbeeren (23 août 1813) et
MacDonald à Katzbach (26 août 1813) par Blücher. Au même
moment, l’armée autrichienne, attaque Saint-Cyr à Dresde
(26 août 1813). L’arrivée inattendue de Napoléon avec des
renforts permet de repousser l’assaut. Le lendemain, face
à un ennemi deux fois supérieur en nombre, l’empereur prend
l’initiative et remporte une brillante victoire. Pris de
torpeur, il n’est pas à même d’exploiter son succès.
Napoléon
tente alors d’engager le combat en Silésie contre Blücher
qui se dérobe. Près de Berlin, Ney est battu par Bernadotte
à Dennewitz (6 septembre) car ses divisions saxonnes l’abandonnent.
Le 8 octobre la Bavière change de camp.
Durant
les deux premières semaines d’octobre, la pression des coalisés
se resserre contre la Grande Armée réduite à 200 000 hommes.
Napoléon décide alors de frapper Blücher avant que Schwarzenberg
puisse le rejoindre. Mais à Leipzig,
il doit affronter à la fois les Prussiens au nord-ouest,
les Russes et les Autrichiens au sud. Le 18, Bernadotte
complète l’encerclement en approchant par l’est. Pendant
3 jours (16-19 octobre) les combats font rage dans ce qui
sera appelée la « bataille des Nations ». Repoussé dans
Leipzig, Napoléon réussit à conserver ses lignes intactes,
puis à évacuer le gros de ses troupes. A Hanau (30-31 octobre),
il écrase une armée austro-bavaroise qui tente de couper
sa retraite. Entre le 1er et le 5 novembre, la Grande Armée
franchit le Rhin.
Le
8 novembre 1813, les coalisés font des propositions de paix.
Les frontières de la France doivent revenir sur le Rhin
et les Alpes. Napoléon les refuse. Le 1er décembre, ses
ennemis décident d’envahir la France. Entre-temps, une révolte
aux Pays-Bas et la dissolution de la confédération du Rhin
(novembre) ont privé l’Empire de ses derniers soutiens.
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