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LA
4e COALITION
(1806-1807)
En 1806, Napoléon
affermit son contrôle sur l’Ouest et le Centre de l’Allemagne
en établissant une confédération du Rhin. Inquiète de la
tournure des événements, la Prusse se joint à L’Angleterre
et à la Russie et entraîne avec elle la Saxe. La quatrième
coalition est formée (juillet).
La campagne d’Allemagne (1806)
Napoléon
rassemble ses forces (200 000) en Bavière pour envahir la
Prusse dont l’armée (130 000 hommes) est commandée par le
duc de Brunswick. L’empereur manœuvre avec rapidité pour
couper les lignes de communications prussienne et écrase
les forces ennemies placées en couverture à Iéna
(16 octobre 1806). Le même jour Davout remporte une autre
victoire à Auerstadt contre
un ennemi supérieur en nombre mais découragé par la mort
de son chef, le duc de Brunswick, et les nouvelles en provenance
de Iéna.
Napoléon
poursuit alors son avantage et s’empare des grandes villes
prussiennes dont Berlin (24 octobre 1806), puis il se tourne
vers la Pologne et s’installe sur la Vistule après avoir
pris Varsovie (30 novembre 1806). Le roi Frédéric William
III s’enfuit en Russie et la plupart de ses troupes se rendent.
Napoléon
cherche à affronter l’armée russe qui a fait sa jonction
avec les dernières unités prussiennes à Pultusk (100 000
hommes). Le comte Lévin A. Bennigsen réussit à sauver son
armée (30 décembre 1806). Le mauvais temps force alors les
deux armées à prendre leurs quartiers d’hiver.
La campagne de Pologne (1807)
La
Grande Armée est épuisée après trois mois de manœuvres presque
ininterrompues, ses unités sont dispersées en Prusse orientale
et dans le nord de la Pologne. Bennigsen choisit alors de
frapper malgré les conditions météorologiques défavorables.
Il attaque les troupes de Ney cantonnées près de Köenigsberg
et les poursuit après leur retraite. Napoléon réagit avec
promptitude et concentre ses forces pour menacer les lignes
de communication des forces ennemies. Celles-ci se replient
immédiatement. Les deux adversaires se rencontrent à Eylau.
La bataille se déroule en pleine tempête de neige et se
termine sans vainqueurs mais avec de lourdes pertes.

Le
5 juin, Bennigsen attaque de nouveau les forces de Ney,
espérant les détruire avant l’intervention de Napoléon.
Ce dernier repousse les Russes à Heilsburg (10 juin 1807)
puis réussit à insérer son armée entre les forces de Bennigsen
et les troupes prussiennes commandées par Lestocq. L’empereur
envoie en avant le corps de Lannes ralentir la retraite
de l’armée russe. Il concentre alors le reste de son armée
et remporte une victoire décisive à Friedland
(14 juin 1807).
Le 19 juin,
les Russes demandent la paix qui débouche sur le traité
de Tilsit (7-9 juillet) 1807). Napoléon rencontre sur le
fleuve Niémen le tsar Alexandre de Russie et le roi de Prusse
Frédéric William III. La Prusse est la grande perdante de
ce conflit. Elle perd le duché de Varsovie et doit céder
tous ses territoires entre le Rhin et l’Elbe à la confédération
du Rhin. Elle doit en outre verser de fortes indemnités
de guerre et entre-temps subir une occupation française.
Son armée est limitée. Les Russes reconnaissent le Grand
duché de Varsovie et accepte de soutenir le blocus continental
de la France contre l’Angleterre. Napoléon est le maître
de presque toute l’Europe.
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