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Les campagnes de l'armée française de 1700 à nos jours

sommaire


LE PREMIER EMPIRE (1804-1815)
Evolution géostratégique de la période
Déroulement des campagnes

AUSTERLITZ

Date :
2 décembre 1805

Emplacement :
Tchécoslovaquie, une huitaine de km à l’est de la ville de Brno

Guerre et campagne :
Guerre de la 3e coalition (1805-1807) - Campagne d’Autriche (1805)

PROTAGONISTES

Autrichiens et Russes

Français
COMMANDANTS DES DEUX CAMPS
général Mikhail Kutusov
tsar Alexandre de Russie
Francis II d’Autriche
Napoléon Ier
FORCES EN PRESENCE
85 700 hommes
278 canons
73 100 hommes
139 canons
PERTES
16 000 tués et blessés
11 000 prisonniers
185 canons capturés
45 étendards
8 500 tués et blessés
570 prisonniers

Description des opérations

Après la capture de Vienne, Napoléon concentre ses troupes au nord de la ville. Il cherche à vaincre séparément ses ennemis qui disposent de forces supérieures aux siennes.

Le tsar de Russie et l’empereur d’Autriche sont présents mais le commandement effectif est laissé au général Kutuzov. Le 28 novembre 1805, ils mettent leur armée en marche pour couper les lignes de communication de la Grande Armée avec Vienne et la France. Napoléon encourage leur manœuvre en présentant un flanc droit très faible. Lorsque les alliés atteignent Austerlitz dans la matinée du 1er décembre, ils décident alors de faire porter leurs efforts sur ce secteur dégarni.

A l’aube du 2 décembre, l’attaque commence. Les Français doivent reculer malgré l’arrivée des troupes de Davout (8 000). Vers 9 heures du matin un tiers de l’armée alliée est engagée dans ce secteur et d’autres unités se déplacent pour le rejoindre à travers les collines de Pratzen. Sur l’aile gauche française, Lannes et Murat tiennent bon.

C’est le moment que choisit Napoléon pour refermer son piège. Au centre, Soult s’empare des hauteurs de Pratzen et coupe en deux le dispositif allié. Le corps de Bernadotte s’engouffre dans la brèche ainsi ouverte et se dirige vers l’est malgré la contre-attaque de la garde russe, menée par Kutuzov et repoussée par des tirs à bout portant d’une artillerie française démasquée au dernier moment. L’aile droite russe, commandée par le prince russe Peter I. Bagration résiste aux assauts de Lannes et Murat jusqu’à ce que Bernadotte l’enveloppe par le sud.

Pendant ce temps les troupes alliées qui attaquait Davout se trouvent prises à revers par Soult. Encerclées, elles tentent de s’enfuir en traversant les lacs gelés au sud. Mais la glace, fragilisée par les tirs de l’artillerie française, se brise et provoque de nombreuses noyades.

Les pertes totales de l’armée austro-russe sont quatre fois supérieures (36 000) à celle de l’armée française (moins de 10 000). Déjà affaiblie par ses pertes lors de la campagne d’Allemagne (Ulm), l’Autriche capitule. La Russie et la Prusse se préparent pour une nouvelle campagne.


Particularités

Cette bataille est un des grands classiques de l’histoire militaire, au même titre que Arbèles ou Cannes, ce qui place Napoléon sur le même rang que des stratèges comme Alexandre le grand et Hannibal. La prise de 45 étendards suffit à démontrer l’ampleur de la victoire.

On la surnomme parfois " la bataille des trois empereurs ".



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