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Napoléon
engage l'armée prussienne avant qu'elle ne puisse faire sa
jonction avec les forces de Wellington. Pendant ce temps Ney
est chargé de s'emparer d'un nœud routier vital à Quatre-bras
puis de frapper l'aile droite prussienne.
Les
troupes prussiennes, largement inexpérimentées, résistent
avec vigueur mais l'engagement de la garde dans la matinée
enfonce leur centre. Blücher blessé laisse le commandement
au général comte August von Gneisenau. Celui-ci décide alors
de se retirer vers Wavre au nord, plutôt que vers Namur à
l'est.
Ney
toujours stoppé à Quatre-Bras n'est pas en mesure de parachever
la victoire de Napoléon. Pire encore, la fuite de plusieurs
milliers de déserteurs vers Namur induit en erreur Grouchy,
chargé de la poursuite. Ses 33 000 hommes ne reprendrons le
contact avec l'arrière-garde prussienne que le 18 juin, au
soir de la bataille de Waterloo, trop tard pour changer le
cours des événements. Blücher arrivera lui dans l'après-midi,
assez tôt pour soulager la pression française sur Wellington.
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